2. Jeep Compass (2021) – Sur la route : dynamique mais ferme
Nous disposons pour cet essai d’un Compass 4xe 190 ch 80th Anniversary, version qui n’est ni une série spéciale, ni une série limitée, selon Jeep, même si elle ne sera proposée que durant l’année des 80 ans du constructeur. Limitée dans le temps, donc…
On dispose de plusieurs modes de conduite (dont un pour le tout-terrain), mais par défaut, le Compass 4xe s’élance en électrique. Qu’à cela ne tienne, nous allons le bloquer sur ce programme pour jauger son autonomie zéro émission, affichée à 50 km quand nous nous élançons. Par une température ambiante oscillant entre 15°C et 20°C environ et sur un parcours composé principalement de traversées de village, mais ponctué de départementales, nous avons parcouru 28,7 km nous séparant du spot photos en vidant les accumulateurs à 61 %. Il nous restait 19 km disponibles, donc le contrat rempli, même si notre vitesse moyenne ne dépassait pas les 30 km/h. Ce faisant, nous avons apprécié le silence et la douceur du Jeep en mode électrique, mais il ne contente alors de performances paisibles. Pas un problème puisqu’il servira surtout dans les évolutions urbaines. Seulement, les très nombreux ralentisseurs ont révélé la trop grande fermeté de la suspension. Par la suite, le temps nous étant limité, nous sommes passés en mode hybride sans épuiser la batterie. Là, le 1,3 l se réveille, assez silencieusement. Ce petit 4-cylindres sonne d’ailleurs agréablement et surtout respire la santé. Il prend joyeusement ses tours, et contribue à emmener énergiquement le lourd Compass (0 à 100 km/h en 7,9 s). Fiat, qui a développé le Jeep, n’a pas perdu la main côté moteurs, et on espère que ce groupe fort plaisant ne soit pas remplacé par le vibrant et moyennement fiable 1,2 l Puretech de PSA, ce qui risque d’arriver, économies d’échelle au sein de Stellantis oblige…
Évidemment, dans ces conditions, la consommation grimpe très vite, et au terme de cette deuxième session, elle s’est établie à 7,9 l/100 km. Ce n’est pas forcément représentatif de ce qu’on obtiendrait réellement de la Compass en usage normal car nous avons effectué de très nombreux allers-retours sur un tronçon sinueux pour la vidéo (au détriment de l’économie d’usage), en alternant entre modes Auto et Sport. Ce dernier ne change rien au principal défaut dynamique de la Jeep : une direction trop légère et peu communicative.
Dommage, car elle commande un train avant précis et rigoureux, l’arrière suivant sans broncher. La tenue de route en virage se révèle donc excellente, surtout que les mouvements de caisse sont limités, même en conduite active. La boîte convainc moins, manquant de réactivité, sans que cela ne soit rédhibitoire. Sur autoroute, le Compass séduit par son silence de fonctionnement et sa tenue de cap, beaucoup moins par ses aides à la conduite, pourtant actualisées. Il ne se centre pas sur sa voie, l’aide au maintien de file agit brusquement sur le volant, le régulateur actif se manifeste de façon assez rude et la reconnaissance de panneaux s’avère fantaisiste : autant tout désactiver, d’ailleurs, on se demande si là n’est pas le but des concepteurs, d’autant que la touche permettant de le faire est très accessible… Personnellement, je ne saurais le leur reprocher !
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