Le calendier des pays qui vont arrêter les moteurs thermiques
Cette fois, c'est officiel, il ne sera plus possible d'acheter des voitures thermiques à partir de 2035. Les 27 pays européens rejoignent donc d'autres nations, qui ont fait le même choix. Petit tour du monde.
La décision prise par l'Union Européenne d'interdire la vente des véhicules thermiques vous désespère. Consolez-vous, nous ne serons pas les seuls puisque plein d'autres pays ont pris des décisions équivalentes et certains vont même encore plus vite à l'image de la Norvège qui confirme son statut de précurseur en la matière.
Ainsi, le gouvernement basé à Oslo prévoit de vendre uniquement dès 2025 des voitures neuves "zéro émission" (électriques et à hydrogène). Ce challenge a l'air d'être en bonne voie puisqu'en 2022, déjà près de quatre voitures neuves sur cinq vendues (79 %) étaient électriques.
Beaucoup de nations visent 2030. C'est le cas du Royaume-Uni, de Singapour ou d'Israël. 2030, c'est aussi la date choisie par les États-Unis, mais avec toutefois un bémol puisque seule la moitié des voitures vendues devront être "sans émissions" en 2030 si on se fie au plan climat dévoilé par le président Joe Biden. Autre différence, les hybrides rechargeables, qui ont pourtant un moteur thermique pourront continuer à être commercialisées. Politique assez identique au Japon où le gouvernement vise une interdiction des véhicules thermique d'ici au milieu des années 2030, mais les hybrides et les véhicules à hydrogène resteront autorisés. Au sein même de l'UE, certains pays ont déjà annoncé une date plus précoce. C'est le cas de la Suède, les Pays-Bas ou l'Irlande, qui se sont fixés 2030 comme objectif 2030 également.
D'autres pays prennent leur temps et ont choisi 2035 comme date butoir. Parmi eux, on peut citer la Californie et l'État de New York, qui toléreront tout de même les hybrides rechargeables, le Canada, mais aussi certains pays émergents comme le Cap-Vert en Afrique ou le Chili en Amérique du Sud.
Il faut noter que les pays les plus peuplés, considérés aussi comme les plus pollueurs, à savoir la Chine et l'Inde, commencent timidement à se positionner. Ainsi, la première, très engagée dans la fabrication des voitures électriques, mais aussi des batteries, vise dans un premier temps 20 % de véhicules fonctionnant aux "énergies nouvelles" (électrique, hybride, pile à combustible) d'ici à 2025. Ils devraient devenir "le courant dominant" en 2035. Pour le second, l'idée est d'atteindre seulement 30 % de ventes électriques en 2030.
Des niveaux d'avancement très variable
Plusieurs critères viennent expliquer ces décalages de date. La principale est l'importance du marché électrique à l'heure actuelle qui varie très fortement suivant les pays. Ainsi, très importante en Norvège, les ventes de véhicules n'ont commencé à bondir aux USA qu'en 2021, et représentaient 5,8 % du marché en 2022. C'est un peu mieux en Europe où les voitures 100 % électriques représentent 12,1 % des ventes neuves. Tout l'inverse du Japon où les électriques ne constituent que 1,7 % des ventes du marché.
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