Kit chaîne, couronne SuperSprox Stealth : l'essai longue durée
Le kit chaîne se doit d'être entretenu convenablement pour offrir une bonne durée de vie. Un rendement digne des couronnes en aluminium et une durée de vie équivalente à l'acier, la Steal made in* SuperSprox offre de nombreux arguments pour séduire. Promesse de Gascon ou certifié sur facture ?
Pour une bonne durée de vie de votre transmission finale il est impératif d'entretenir comme il se doit votre kit chaîne. Rien de bien sorcier si l'on suit quelques règles de base permettant d'augmenter les kilomètres sans passer par la case addition. Lors du changement diverses possibilités s'offrent à vous avec différentes options dont une version renforcée promettant une plus grande durée de vie au détriment du poids, jouant directement sur le ressenti et notamment au niveau de la puissance. Pour y palier SuperSprox propose une couronne de type Stealth mixant aluminium et acier, complétée d'un pignon et d'une chaîne D.I.D.
Du Dakar à la route à la piste
Depuis des lustres SuperSprox (fondée en 1959) a forgé sa réputation en off-road avec à son actif de nombreuses victoires sur le Dakar. Depuis la marque a diversifié son champ d'action notamment avec des motos de route mais aussi de piste. Pour avoir une vision plus juste nous avons réalisé nos essais sans jouer sur la démultiplication (origine) comparant un kit chaîne type origine servant de base et celui aujourd'hui en essai. L'entretien a été identique (nettoyage, graissage sur chaîne chaude et tension de la chaîne) dans les deux cas.
Nous avons aussi vérifié la tension après quelques centaines de kilomètres (une chaîne neuve a tendance à légèrement s’allonger) pour chaque déclinaison. Pour juger des résultats nous avons monté un kit chaîne équipé de ce type de couronne sur une Ducati 888, il va sans dire que l'ensemble peut prendre place sur une multitude de machines toutes générations et tous segments confondus (ER-6, GSXR, R1, Z800…).
Techniquement Stealth fait confiance à la complémentarité de deux composants : un moyeu léger usiné CNC en Duralloy anodisé et une piste extérieure en acier. L'ensemble sera assemblé via des rivets.
Armé jusqu'aux dents
Côté montage rien de différent, l'assemblage se fera sans difficulté après un léger passage au papier de verre. Sur la balance la couronne d'origine affiche 688 grammes contre 649 grammes pour la bi-matière soit 39 grammes de moins pour la SuperSprox. Les quelques dizaines de grammes gagnées peuvent sembler anodines mais elles joueront un rôle primordial au niveau du ressenti donnant l'impression d'avoir changé la démultiplication. Pas à la façon d'un pignon délesté d'une dent mais plutôt comme si le diamètre de la couronne s’était enrichi de deux**. Certes le ressenti n'est pas bluffant comme si l'on avait influé sur le pignon mais plus efficace au final avec des relances plus vives sans pour autant être violentes, le tout avec une allonge moteur conservée. Un plus en agrément de conduite. Côté durée de vie pas de surprise le rendu est comparable avec un élément traditionnel. Rien à signaler du côté de l'assemblage des deux matières, aucun jeu ni saut ou voile n'ont été constaté durant l'intégralité de nos essais.
Bilan
Outre le boni en look avec un petit côté racing non négligeable (la marque propose différentes couleurs d'anodisation de son moyeu en Duralloy), la couronne "bi-matière" est un moyen facile et économique de gagner du couple et du plaisir à chaque rotation de la poignée droite. Plus légère sans pour autant pâtir d'une durée de vie plus courte la SuperSprox Steal est une alternative que l'on aurait tort de ne pas prendre en compte tant lors du choix de transmission (notamment sur circuit) que lors du remplacement de son kit chaîne.
* Fabriqué par. **Il s'agit ici d'une estimation. Rappelons qu’une dent de moins sur le pignon correspond à quasiment trois de plus au niveau de la couronne.
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