Bientôt des boîtes noires dans nos voitures ?
Le Parlement européen n’en finit pas de vouloir sécuriser nos voitures. Après l’obligation possible du limiteur de vitesse en 2021, l’institution réfléchit à équiper tous les véhicules neufs « d'enregistreurs de données d'événements », des sortes de boîtes noires permettant d’analyser les circonstances des accidents, et ce à partir de 2022.
Depuis les années 50, tous les avions de ligne possèdent des enregistreurs de vol, appelés couramment boîtes noires qui recueillent toutes les événements qui se déroulent durant chaque voyage, y compris les conversations des pilotes dans le cockpit. Des données précieuses qui sont analysées lors des crashs. Se basant sur ce dispositif, le Parlement européen voudrait installer des systèmes équivalents dans les voitures afin de recueillir les informations déterminant les causes d'un accident de la route. L'objectif est clair : « Tous les véhicules seront équipés d'enregistreurs de données d'événements qui enregistreront les données critiques relatives aux accidents, quelques secondes avant qu'ils ne se produisent. Ils fourniront des informations cruciales pour l'analyse et la réduction des accidents ». Le Parlement européen réfléchit également pour savoir quels types de données seront collectés (images, son, comportement du véhicule...) et pendant combien de temps car il ne faut pas qu’il y ait d’atteinte à la vie privée.
Sans que cela soit obligatoire, certains constructeurs ont déjà équipé leurs véhicules à l’image de Citroën et de la C3 d’une caméra qui sauvegardent les derniers instants avant un accident. Il est possible dès aujourd’hui d’acheter et d’installer ces dispositifs en seconde monte.
Installer des boîtes noires dans les voitures n’est pas une nouveauté puisque dès 2013, le Conseil national de sécurité routière (CNSR) avait lancé des études pour doter les véhicules d'appareils restituant les données captées trente secondes avant un accident. Rien de nouveau donc mais les récentes augmentations de la mortalité routière sur les routes françaises vont donner des arguments supplémentaires aux partisans de ces solutions.
Une fois le cadre juridique et technique mis en place, l’accord provisoire devra être encore confirmé par les ambassadeurs des États membres et par la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs. Le texte sera alors mis aux voix du Parlement dans son ensemble et soumis au Conseil des ministres de l’UE pour approbation finale. Si votée, la mise en application pourrait intervenir en 2022 pour les nouveaux modèles, et en 2024 pour les voitures neuves déjà sur le marché.
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