Seat produit du biogaz avec les eaux usées
Voilà une nouvelle illustration de ce qu'il est possible de faire lorsque l'on tente de raisonner en circuit fermé. Seat vient de signer un contrat de collaboration de cinq ans avec le spécialiste espagnol du traitement de l'eau pour produire du gaz naturel à partir des eaux usées.
Les énergies fossiles présentent pas mal d'avantages comme leur pouvoir calorifique intéressant, mais elles sont aussi très polluantes à cause de l'extraction et du raffinage. En plus de ces gros inconvénients, la production de carburants à partir d'énergies fossiles est un circuit ouvert, qui n'est pas très pertinent d'un point de vue environnemental.
C'est pourquoi de nombreux chercheurs et industriels travaillent sur des carburants de nouvelle génération, produits à partir d'autres éléments, comme les algues, les déchets alimentaires ou encore les eaux usées. C'est notamment le cas de Seat qui a signé une collaboration de cinq ans avec Aqualia, la société de services d'eau espagnole qui traite chaque jour des milliers de mètres cubes d'eaux usées.
Ces dernières sont filtrées et la société Aqualia récupère ensuite du biométhane grâce à la fermentation. Ce gaz sert ensuite aux voitures de Seat (pour l'instant, deux Leon TGI ont été fournies pour les tests), et le constructeur annonce que 10 000 mètres cubes servent à générer quelque 1000 mètres cubes de gaz naturel, ce qui permettrait de faire rouler un peu plus de 150 véhicules par jour sur environ 100 kilomètres. Evidemment, nous sommes ici en circuit fermé, et cela permet de réaliser une économie d'émission de CO2 de l'ordre de 80 %.
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