Monza
Tous ceux qui ont regardé en direct la course des 600 Supersport de dimanche dernier à Monza ont assisté à la terrible chute de Robin Harms. Nous sommes tous bien conscients que voir le pilote repartir en courant tient du miracle. Je doute qu'il puisse avoir autant de chance la prochaine fois.
Il semblerait, au vu des images que sa moto décroche une première fois à la sortie du droit précédent sur la fin du vibreur. Celle-ci raccroche et paraît recommencer la même manœuvre cette fois-ci à droite pour finir par catapulter son pilote avec une extrême violence. A ce moment, plus aucun contrôle n'est possible. La moto vient heurter des pseudos protections, tandis que Harms est éjecté plus loin contre des rails métalliques meurtriers.
Par chance, ses jambes ne frappent pas en premier, mais ce dernier tape le dos en premier. La violence du choc fait frissonner. A chaque course sur ce circuit, je me demande comment un drame ne se produit pas tellement les bordures de fer sont proches de la piste. A peine quelques mètres par endroit. Locatelli a fait les frais cette année d'une terrible chute à un endroit assez imprévu, mais sur un circuit beaucoup mieux aménagé que Monza. Au Grand-Prix de Chine un pilote local s'est sorti en pleine ligne droite, mais le minimum de place a permis d'éviter le pire.
Comment un circuit comme Monza est-il autorisé aux motos dans sa configuration actuelle. L'autodrome de Monza a beau être mythique, il n'est pas admissible que des aménagements pour repousser ces rails ne soient pas faits de toute urgence. Comment se fait-il que les pilotes, premiers concernés, ne disent rien. Les propriétaires du circuit Buggati au Mans ont du refaire le revêtement en entier pour 2004 sous peine de voir les pilotes de Moto GP refuser d'y rouler pour le Grand-Prix. Les règles de sécurités seraient-elles différentes sur un circuit Français que sur un circuit Italien et de plus, s'il s'agit de Monza.
Le sport moto est un sport dangereux, nous le savons, les pilotes aussi. Le temps des arènes avec gladiateurs doit être définitivement oublié. Le risque zéro n'existera jamais. Mais les 20 dernières années nous ont prouvé que tous les progrès réalisés en aménagement de sécurité ont porté leurs fruits. Les protections des pilotes y sont aussi pour beaucoup, Harms peut remercier sa protection dorsale. Les chutes peuvent même faire partie du spectacle. Mais j'aime voir des pilotes se relever intacts après une cabriole, qu'ils soient les stars des premières lignes ou anonymes du fond de grille. Leur sécurité doit être une priorité. Sur un circuit bien aménagé, les pilotes se retiennent moins et c'est tout le spectacle qui y gagne.
Déposer un commentaire
Alerte de modération
Alerte de modération