

Arnaud Vincent, champion du monde Moto GP 125 cm3, a accepté de se prêter au jeu de l'essayeur pour nous. Chaque mois, nous lui soumettrons une sportive du marché actuel. Aucune préparation de piste, du full stock ! Lâché sur le circuit de la Ferté-Gaucher, Arnaud poussera à bout des machines que vous pouvez croiser tous les jours dans la rue.
Le plus difficile quand on est essayeur, c'est de prendre une moto comme la RSV4 et de l'exploiter au mieux pour offrir le meilleur à vous, lecteurs. Et quoi de plus logique pour une hypersport, d'un, de la mettre sur un circuit, de deux, la débrider pour la laisser s'exprimer (foutue France !) et en trois de trouver LE pilote qui saura la faire chanter dans la bonne tonalité. Il était donc normal pour nous d'aller chercher un des meilleurs pilotes Français pour relever ce défi.
Pour ce premier numéro c'est du 180 chevaux, 184 kilos et un couple de 115 Nm à 10 000tr/min et une belle gueule d'italienne qui en a fait fondre plus d'un à la rédaction. Je veux bien sûr parler de l'Aprilia RSV4 et version Factory s'il vous plaît !
Né le 30 novembre 1974 à Laxou, il commence sa carrière avec du motocross et de la course de côte. Mais il sera connu du grand public en compétition de vitesse. D'abord ses titres de champion de France 125 cm3 en 1997 et de champion d'Europe la même année. Il ramènera à la France en 2002 le titre de Champion du Monde Moto GP 125 cm3 (5 victoires et 10 podiums). Il poursuit ensuite sa carrière dans le Moto GP en catégorie 250 cm3 jusqu'en 2006. Par la suite, il effectue de nouvelles courses en Supersport et en championnat de France.
Coup de cœur de la rédaction autant sur le plan esthétique que sur le plan technique, il fallait que nous en ayons le cœur net et savoir si sa réputation était surfaite. Mettre cette hypersport entre les mains d'un pilote professionnel était le meilleur moyen pour nous de savoir si la RSV4 Factory peut donner le meilleur à la conduite la plus exigeante.
Car l'Aprilia, surtout dans sa version Factory, se veut en premier lieu à destination du circuit (quoique à en juger par notre pilote maison, elle se voudrait docile pour une conduite de tous les jours). Et pour ce faire la marque a souhaité faciliter la vie du pilote et proposer le maximum de configurations possibles sans avoir besoin de changer quoique ce soit comme pièces.
3 petits tours et puis s'en va.
Côté partie cycle, tout à été fait pour alléger la moto et optimiser les réglages au besoin. Jantes et carters en magnésium, des touches de carbone, des petits détails qui font tout de même gagner 7 kilos à la Factory par rapport à la version R. Sur l'optimisation de la partie cycle, Aprilia a mis en place ce qu'ils appellent le « setting châssis ». Cela permet d'effectuer des réglages qui demanderaient à la base de lourdes interventions comme choisir la hauteur du moteur dans le cadre, modifier l'angle de chasse des fourches avant ou encore régler la hauteur du bras oscillant. Inutile aussi de rappeler les possibilités quant aux réglages des suspensions Olhins et de l'amortisseur de direction de la même marque. Seule la position du pilote ne peut être ajustée ou il faudra encore passer par les modifications traditionnelles (comme la hauteur des platines).
APRC : Aprilia Performance Ride Control
C'est ce que l'on pourrait dire le cœur de cette moto. D'ailleurs Aprilia en est plutôt fière. Ce système de contrôle permet au pilote d'optimiser la puissance en sécurité. Idéal quand on n'est qu'amateur en circuit. Il est composé de 4 contrôles : ATC, AWC, ALC et AQS. Toutes les informations du boîtier remontent en temps réel grâce à l'affichage sur le tableau de bord. Les réglages se font à la gâchette au guidon à n'importe quel moment.
Il évite que la roue arrière ne patine. Réglable sur 8 niveaux de sensibilité et également déconnectable. Le niveau 1,2 et 3 sont faits pour une utilisation piste. Les intermédiaires sont faits pour une conduite sur revêtements dégradés par exemple et les derniers niveaux permettent de corriger les pertes d'adhérence sur sol mouillé.
Comme son nom indique, il évite à la moto de se cabrer lors de fortes accélérations. Tout comme l'ATC, il se règle ou s'enlève. Ce sont les capteurs qui se trouvent sur l'ensemble de la moto qui transfèrent l'information que la moto se soulève. Cela aura pour effet un régime moteur régulé pour la faire replaquer.
Sur circuit, le départ est tout aussi important que le chrono lui-même. L'ALC est présent pour gérer la maîtrise de l'accélération de départ. Il gère la délivrance de puissance à la roue arrière pour éviter les désagréments au départ.
Surement le mode le plus intéressant pour les pistards (et probablement le seul que les compétiteurs ne désactiveront pas). L'AQS permet de passer les vitesses à la volée sans couper les gazs et sans prendre le risque de faire des ratés. Il se déclenche lorsque le régime moteur est assez haut.
Et indépendamment du système de contrôle de traction vous pouvez retrouver 3 modes de cartographie pour s'adapter aux besoins du quotidien : Track, Sport et Road.
Fiche Technique RSV4 Factory APRC:
Contrôle de la traction (ATC), contrôle anti-wheeling (AWC), contrôle de départ (ALC), réglables et déconnectables indépendamment.
Prix :
REMERCIEMENTS
Nos plus vifs remerciements au circuit de la Ferté Gaucher qui une fois de plus nous a accueillis chaleureusement.
Le circuit de la Ferté Gaucher situé en Seine-et-Marne près de Paris vous propose de multiples animations dans un environnement privilégié dont des stages de pilotage.
Tel : 01 64 65 92 12 .
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