Pour réduire les coûts et, les décideurs l'espèrent, aussi les performances, la règle de la limitation des pneus va entrer en vigueur dans le paddock du Moto GP à compter de 2007. Reste qu'à ce sujet, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, puisque Dunlop s'en voit exempter. Et au travers lui, tous les autres manufacturiers qui voudraient se lancer dans l'aventure. Explications.C'est ainsi que l'année prochaine, les écuries qui auront comme gommes une marque connue pour avoir remporté au moins deux courses de Moto GP sur le sec depuis la première course de la saison 2005, seront dans l'obligation de se contenter de trente et un pneus par week-end, repartis pour quatorze à l'avant et dix sept à l'arrière.Dunlop n'est donc pas concerné par cette nouvelle disposition. Mais le sera si l'un de ses clients remportent dans la saison deux courses sur le sec. Dans ce cas de figure, les restrictions seront applicables à l'entame du troisième Grand Prix suivant.Par ailleurs, pour ne pas connaître un syndrome similaire qui a frappé la Formule 1 l'an dernier lors du Grand Prix des Etats Unis, il sera possible, pour des raisons avérées de sécurité, de bénéficier pour la course de trois nouvelles enveloppes. Mais le tarif en sera de partir du fond de la grille.Les rumeurs sur les rapides rapatriements cette saison de pneus Michelin au profit de Yamaha en proie à une M1 rétive sont ici visées. Il ne faudra vraiment plus se louper dans les réglages. Un type de gomme mal choisi dès l'entame du meeting, ce sera, à présent, et irrémédiablement, un week-end de fichu.Les pneus pluie ne sont pas concernés par cette limitation. Reste à connaître maintenant la réaction des teams. Car déjà, certains esprits chagrins font remarquer que l'exemption du Dunlop favorise surtout l'écurie Tech'3, dont le manager Hervé Poncharal est aussi président de l'IRTA.