Ces néo-assureurs qui investissent les flottes automobiles
Dans l’univers de l’assurance pour flottes automobiles, on assiste depuis peu à une modernisation des codes. À l’image de Kooalys ou de Zego, que l’on appelle dans le métier des néo-assureurs, des start-up spécialisées qui ont récemment vu le jour sur le marché français.
Les néo-assurances ne sont à vrai dire pas véritablement nouvelles puisqu’elles se sont déjà fait une place depuis le milieu des années 2010 dans le domaine des complémentaires santé, de l’habitation ou de la téléphonie. Mais aussi parfois dans le domaine automobile, avec pour cible la clientèle des particuliers. Jusqu’à il y a peu encore, en France, aucune de ces jeunes pousses ne destinait pourtant ses services assurantiels aux flottes automobiles.
Or, depuis 2020, les choses ont évolué sur le marché hexagonal des flottes. En effet, il est à son tour investi par des sociétés prêtes à concurrencer des compagnies d’assurance traditionnelles par le biais d’approches encore plus directes et 100 % digitales.
La flexibilité du digital, doublée d’une ambition environnementale
Kooalys fait partie de ces nouvelles venues. Cette start-up est incubée par le groupe Admiral, l’un des leaders européens de l’assurance automobile. Elle a été créée au printemps 2021 à Paris et emploie à ce jour une vingtaine de collaborateurs. Elle entend se démarquer des assureurs traditionnels en ciblant d’une part uniquement les petites flottes, et d’autre part, en articulant ses missions autour d’un concept à deux volets, « le digital d’abord, et la démarche environnementale ensuite », résume Jean-Baptiste Limare, CEO de l’enseigne.
Sur l’aspect digital, Kooalys annonce vouloir concrétiser ses ambitions en lançant très prochainement une plateforme 100 % en ligne qui permettra à ses clients, via un espace personnel, d’acheter puis de gérer leur assurance en ligne (niveaux de franchises, ajout de véhicules, suivi de sinistres, etc.), eux-mêmes ou par l’intermédiaire d’un courtier. À la clé, selon Kooalys, « de la transparence, de la facilité d’accès, et un gain de temps », avec « des démarches qui vont prendre quelques secondes au lieu d’une heure… C’est en fait la vraie digitalisation telle qu’elle s’est faite sur le B2C. »
Des tarifs d’assurance réduits pour les véhicules à faibles émissions
Kooalys cible parallèlement l’aspect environnemental. « Nous sommes positionnés sur un engagement très fort en faveur des véhicules à faibles émissions de CO2 », poursuit le patron de la marque. « Il y aura une baisse de prix en fonction des émissions, jusqu’à 10 % de réduction pour les modèles 100 % électriques. Nous nous engageons ainsi vraiment, en tant qu’assureur, à soutenir les flottes dans leur passage à la mobilité électrique » et par là même, à récompenser « les comportements responsables et l’éco-conduite ».
Actuellement, le néo-assureur accompagne une trentaine de TPE/PME (professions libérales, agences immobilières, SS2I, entre autres), à partir de 2 véhicules en parc, que ces derniers soient la propriété de l’entreprise ou qu’ils soient détenus dans le cadre d’un leasing.
Point commun des néo-assureurs : une gestion des risques agile
Parmi ces néo-assurances « disruptives » par nature, on peut citer également Zego, une assurtech d’origine britannique. Dans la même veine que Kooalys, elle accompagne des flottes (pour sa part, à partir de 10 véhicules) de manière agile dans leur gestion des risques. Elle définit son offre comme « une solution d'assurance flotte connectée simple et transparente. »
Zego dispose d’une filiale en France depuis 2020. Son mot d’ordre général est de faire gagner du temps et de l’argent à ses souscripteurs à l’appui elle aussi de sa technologie basée sur la télématique. « Payez pour ce que vous utilisez. Les performances de votre flotte peuvent vous faire économiser jusqu’à 15 % », argumente la start-up sur la page d’accueil de son portail web.
Sur ce marché des flottes où les gestionnaires sont en quête de flexibilité et d’interactions toujours plus fortes avec l’ensemble de leurs partenaires, où les tâches chronophages restent importantes et où l’optimisation des coûts est une nécessité quotidienne, a fortiori en période de crise économique, d’autres néo-assureurs pourraient bien faire leur apparition en France dans les prochaines années.
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