Fiabilité Saab 9-3 : que vaut le modèle en occasion ?
Dates clés
- Commercialisation : de février 1998 à septembre 2002
En bref
Elle pourrait paraître bien courte, la carrière de la première génération de Saab 9-3… Il n'en est en fait rien. En réalité, la 9-3 est une simple émanation de la Saab 900, simplement rebaptisée, et qui a subi quelques aménagements de structure, et un infime restylage au niveau de la calandre et du tableau de bord. Cela reste donc une auto de conception assez ancienne, ce qui se ressent au niveau des prestations dynamiques. La tenue de route en mise à mal par la puissance des moteurs, le train avant crie rapidement grâce… La fiabilité est également un ton en dessous de ce que peut laisser croire l'image de marque du constructeur. Si en essence tout va à peu près bien, ce sont les motorisations diesel qui ont connu les affres des séjours répétés en atelier. En dehors de cela la qualité globale est juste correcte, mais l'ergonomie et la vie à bord plutôt bonnes, ce qui sauve un peu le tableau.
Caradisiac a aimé
- L'ergonomie.
- L'équipement.
- Le coffre spacieux.
- Les moteurs essence.
- L'image et l'esprit de la marque.
Caradisiac n'a pas aimé
- La motricité.
- Le rapport prix/qualité de finition.
- La consommation.
- Les diesels peu fiables.
Nos versions préférées
- 2.0 TURBO 185 CH SE 5P
- 2.2 TID 125 CH PACK 5P
Qualités et défauts
Ce qui peut vous tenter
- L'ergonomie : le poste de conduite est bien agencé, et toutes les commandes tombent bien sous la main, malgré ce que pourrait laisser craindre l'esthétique très typée aviation.
- L'équipement : sans lacunes véritables, aussi bien au niveau des équipement de confort que de sécurité.
- Le coffre : sa large ouverture à hayon permet de transporter de gros objets facilement. C'est rare dans la catégorie des familiales étrangères.
- Les moteurs essence : ils offrent un très bon tempérament, surtout en turbo, mais mettent à mal la motricité.
- L'esprit de la marque : Saab a toujours eu et aura toujours ses fidèles, attachés à l'image véhiculée par la marque (sécurité, robustesse, esthétique…).
Ce qui peut faire hésiter
- La motricité : elle est rapidement mise à mal, même par les motorisations les moins puissantes. Les effets de couple dans le volant sont nombreux en conduite dynamique.
- La finition : pas transcendantale pour une Saab.
- Les consommations : aucun moteur, même carburant au gazole, n'est vraiment sobre.
- La fiabilité des diesels : énormément d'incidents.
Budget
Achat / Cote :
En neuf, une Saab 9-3 n'était pas forcément plus chère qu'une française équivalente. Du coup, les cotes sont très raisonnables, surtout en version essence.
Consommation :
Aucun moteur n'est vraiment sobre. Difficile de descendre sous la barre des 10 l de moyenne en essence et 8 l en diesel.
Assurance :
La 9-3 est chère à assurer. Environ 15 % plus chère que ses concurrentes françaises, 8 % plus chère qu'une Volvo équivalente, et au même tarif qu'une BMW série 3.
Prix des pièces :
Même si les pièces courantes sont dans la moyenne des tarifs de la catégorie, les prix sont élevés si l'on tient compte des organes plus importants.
Entretien :
Les concessionnaires Saab pratiquent le plus souvent des tarifs élevés. Il n'est pas rare de dépasser les 250 € pour une simple révision vidange. Entretien tous les 10 000 à 20 000 km selon motorisation.
Fiabilité
Description :
Les 9-3 essence se comportent globalement bien en terme de pannes. Elles ne posent disons pas plus de soucis que les concurrentes du segment. Par contre, les diesels, empruntés à la banque d'organes Opel, ont connu un taux d'avaries élevé, ce qui rend leur achat d'occasion plus risqué.
Pannes lourdes ou immobilisantes :
- Pompe d'injection. Cas assez nombreux de panne prématurée sur les diesels. L'électronique de contrôle est en cause, elle est à remplacer. Les symptômes sont des à-coups et un fonctionnement heurté du moteur.
- Turbo. Sur le 2.2 TID 125 ch, il démontre une certaine fragilité, et les remplacements sont fréquents à partir de 70 000 km.
Autres pannes ou faiblesses :
- Débitmètre. Sur les 2.2 TID, son encrassement provoque des pertes de puissance. Le remplacement s'impose.
- Injecteurs. Toujours sur les diesels, possible prise d'air au niveau des injecteurs ou des tuyaux de retour de gazole. Rend le démarrage difficile.
- Vanne EGR. Mêmes symptômes que pour le débitmètre. Au fur et à mesure de l'encrassement, la voiture perd de la puissance, et peut même fonctionner en mode dégradé avec allumage du voyant d'anomalie injection.
- Consommation d'huile. Sur les diesels, la consommation d'huile peut se révéler gargantuesque. Le risque de casse moteur par manque de lubrifiant existe.
- Allumage. Sur les versions 4 cylindres essence, une surchauffe du module de décharge d'allumage peut entraîner des difficultés de démarrage ou au contraire l'impossibilité d'éteindre le moteur. Un rappel a eu lieu fin 2005.
Aspect extérieur :
- Rien à signaler à ce chapitre, tout va bien.
Finition intérieure :
- Commandes de climatisation. Les boutons de commande de la clim sur la console, et les commandes internes, sont fragiles. Elles peuvent casser et sont alors à remplacer.
- Sellerie cuir. Sa qualité est très moyenne, et le vieillissement rapide. L'aspect visuel est rapidement inesthétique.
- Sellerie velours. Usure assez rapide des tissus. Il peut arriver que les mousses se désolidarisent des sièges avec le temps.
- Sièges. Sur les versions 3 portes jusqu'en 2000, la poignée de basculement des sièges est fragile, elle peut casser. A manipuler avec précaution…
Dysfonctionnements électroniques/fonctions à bord :
- Afficheur SID. Sur tous les modèles, cet afficheur électronique sur la console centrale montre des défaillances précoces (pertes de pixels, écran noir…). Il faut le remplacer. Il coûte cher (+/- 500 €) mais la marque participe le plus souvent à la réparation. Certains propriétaires "bricolent" préventivement cet afficheur en renforçant la nappe électrique de l'afficheur avec du chatterton. Et ça peut marcher…
- Voyant d'airbag. Sur tous les modèles, mais de façon aléatoire, allumage intempestif du voyant d'airbag. Il peut s'agir du problème de contacteur au volant, ou de connectique, plus rarement du boîtier d'airbag…
- Climatisation. Nombreuses pannes prématurées du compresseur, sur les 2.2 TID. Sa poulie peut gripper, ou l'électronique de gestion devenir défaillante. Le remplacement est obligatoire.
Rappel de rectification en concession :
- Décembre 2001 : une petite série fabriquée entre le 16 août et le 27 septembre 2001 retourne au garage : l'écrou en bout de biellette de direction peut être mal serré.
- Décembre 2005 : risque de surchauffe du module de décharge d'allumage, en raison d'une surcharge électrique, sur les modèles 4 cylindres essence produits entre juillet 1999 et juin 2002. Cela peut empêcher le démarrage du moteur, ou à l'inverse, son arrêt.
Après-Vente :
Meilleures versions
En essence : 2.0 TURBO 185 CH SE 5P
En diesel : 2.2 TID 125 CH PACK 5P
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